Devenir psychomotricien, c’est apprendre à accompagner des personnes dans des situations et des contextes très différents. Mais à quoi ressemble réellement une formation psychomotricien en apprentissage ? Trois jeunes professionnelles, majors de leur promotion en 2026, nous racontent leur parcours à l’ISRP Marseille avec le CERFAH.
Trois parcours, une même réussite
En juillet 2026, Célia Girodet, Carla Rolfo et Callista Coutayar ont terminé leur formation de psychomotricienne en alternance et se sont distinguées en tant que majors de promotion. Toutes trois ont suivi leur formation à l’ISRP Marseille en apprentissage avec le CERFAH, mais chacune a découvert le métier dans un environnement différent : Célia a travaillé auprès d’enfants et d’adolescents en situation de handicap au sein d’un IME spécialisé dans la déficience auditive. Carla a réalisé son apprentissage en EHPAD, tandis que Callista a accompagné des personnes âgées atteints de maladie neuro-dégénérative en EHPAD/PASA.

Leurs parcours ne sont donc pas identiques. Pourtant, leurs témoignages font apparaître plusieurs points communs : l’envie d’exercer un métier utile, le besoin d’apprendre sur le terrain, la progression vers l’autonomie et l’importance d’une organisation régulière.
Leurs réponses permettent aussi de mieux comprendre ce que représente concrètement une formation de psychomotricien en alternance à Marseille.
Pourquoi devenir psychomotricienne ?
Avant de choisir l’apprentissage, il faut d’abord trouver sa voie. Pour Célia, l’envie d’aider les autres était déjà présente. Elle s’était d’abord orientée vers une autre profession du paramédical avant de découvrir la psychomotricité. Elle explique simplement : « Je me suis immédiatement reconnue dans ce métier. »
Pour Callista, le secteur paramédical l’attirait notamment grâce aux métiers exercés dans sa famille. Mais ce sont surtout ses premières expériences qui ont confirmé son projet. Elle raconte avoir réalisé des stages en psychomotricité qui lui ont permis de valider son choix : « J’ai réalisé des stages en psychomotricité, qui m’ont vraiment permis de confirmer mon intérêt pour ce métier. »
Le parcours de Carla est encore différent. Avant d’intégrer la formation, elle a choisi de réaliser une licence de psychologie afin d’acquérir davantage de connaissances et de maturité. Son objectif professionnel était toutefois déjà bien défini : « Je savais déjà que mon objectif, une fois la licence obtenue, était de devenir psychomotricienne. »
Pourquoi choisir la formation psychomotricien en alternance à Marseille ?
Pour les trois majors, l’apprentissage avec le CERFAH répond à une volonté commune : ne pas attendre la fin des études pour découvrir la réalité du métier.
Célia explique qu’après plusieurs années d’études, elle avait envie de franchir une nouvelle étape : « J’avais envie d’entrer dans le monde du travail et de percevoir un salaire. »
Callista partage cette envie d’être rapidement confrontée au terrain. Dans son cas, le choix de l’apprentissage reposait notamment sur une idée très concrète : « J’avais envie d’être rapidement sur le terrain et de pouvoir apprendre en pratiquant. » Elle souligne également que le financement de la formation a compté dans sa décision.
Pour Carla, l’un des grands intérêts de l’alternance est la continuité permise au sein d’une même structure. Elle explique que l’apprentissage permet « un suivi des patients sur deux années dans une même structure », ce qui favorise la relation thérapeutique et la continuité des prises en soin. Elle insiste aussi sur la dimension collective du métier : « C’est également très formateur, car on découvre en profondeur le fonctionnement d’une équipe pluridisciplinaire, l’organisation des soins et la réalité du terrain. »
Apprendre en pratiquant : le lien entre les cours et le terrain
L’un des avantages les plus fréquemment cités par les trois diplômées est la possibilité de faire des liens concrets entre les enseignements et les situations professionnelles.
Callista résume particulièrement bien cette complémentarité : « Le fait d’être régulièrement sur le terrain m’a aidée à mieux comprendre les cours et à faire des liens concrets avec la pratique. »
Mais l’apprentissage ne lui a pas seulement permis de mieux comprendre les enseignements. Il l’a aussi aidée à construire progressivement son identité professionnelle : « J’ai aussi appris à trouver progressivement ma posture de future professionnelle. »
L’accompagnement du CERFAH : un soutien à chaque étape du parcours
Choisir une formation psychomotricien en alternance à Marseille, ce n’est pas seulement choisir un cursus. Pour l’étudiant·e, l’apprentissage implique également de trouver une structure, de réaliser différentes démarches et de s’adapter à un nouvel environnement professionnel.
C’est justement sur ces différentes étapes que le CERFAH accompagne les apprentis, avec un suivi qui s’adapte aux besoins de chacun.
Pour Célia, l’accompagnement a notamment été important au moment de sa recherche d’alternance. Elle a également pu solliciter le CERFAH lorsqu’une difficulté est apparue avec sa structure d’apprentissage. Une fois la situation réglée, les échanges sont naturellement devenus moins fréquents.
Carla a elle aussi bénéficié d’un accompagnement lors de sa recherche. Elle raconte : « Nous avons pu échanger régulièrement par téléphone tout au long de mes démarches. »
Le parcours de Callista montre quant à lui que l’accompagnement ne prend pas nécessairement la même forme pour tous les apprentis. Ayant trouvé rapidement son alternance et ne rencontrant pas de difficulté particulière, elle a eu moins besoin de solliciter le CERFAH. Elle savait toutefois que son interlocutrice restait disponible « en cas de besoin ou de problème ».
Ces trois témoignages illustrent ainsi la place du CERFAH dans le parcours des apprentis : un interlocuteur disponible lorsque cela est nécessaire, notamment pour accompagner la recherche d’alternance, faciliter les démarches et aider à résoudre les éventuelles difficultés rencontrées pendant le parcours.
L’objectif est aussi de permettre à chaque apprenti de gagner progressivement en autonomie. L’accompagnement ne consiste pas à faire les démarches à la place de l’étudiant, mais à lui donner les clés pour avancer dans son parcours professionnel.
Devenir progressivement autonome et prendre confiance
Entrer en apprentissage signifie aussi devenir salarié, intégrer une équipe et prendre progressivement des responsabilités. Cette évolution peut être impressionnante au départ.
Célia avait notamment quelques appréhensions liées au statut de salariée et à la légitimité que l’on peut ressentir lorsque l’on débute. Avec le recul, elle retient surtout les compétences développées : « Cet apprentissage m’a particulièrement apporté de l’autonomie, de la prise d’initiative, une expérience du travail pluridisciplinaire ainsi que de nombreuses compétences essentielles à l’exercice de mon métier. »
Carla fait un constat proche et souligne l’évolution progressive de sa pratique : « L’apprentissage m’a permis de gagner en confiance, en autonomie et en assurance dans ma pratique. »
Callista avait, elle aussi, quelques inquiétudes avant de se lancer, notamment à l’idée d’arriver seule dans une structure et de devoir construire sa posture professionnelle. Mais cette expérience avec le CERFAH lui a justement permis de gagner en autonomie, en confiance et en maturité professionnelle.
Les rencontres et les situations qui donnent du sens au métier
Derrière les compétences acquises, ce sont souvent les relations avec les personnes accompagnées qui laissent les souvenirs les plus forts.
Pour Célia, son expérience auprès d’enfants et d’adolescents en situation de handicap a notamment été marquée par la relation thérapeutique construite au fil du temps. Elle confie : « Le plus beau souvenir reste le lien thérapeutique que j’ai construit avec les enfants. »
Callista retient, de son côté, les moments où elle a pu mesurer concrètement l’effet de l’accompagnement : « Ce qui m’a le plus marquée, ce sont les moments où j’ai vu l’impact concret de l’accompagnement psychomoteur sur les patients. »
Carla évoque une autre expérience particulièrement formatrice : avoir pu réaliser un tutorat externe dans un domaine différent de l’EHPAD. Cette situation lui a permis de réinvestir les compétences développées avec son maître d’apprentissage et de constater leur transférabilité à d’autres publics et contextes de soins.
Quel est le secret de leur réussite ?
Être major de promotion peut sembler impressionnant. Pourtant, les trois diplômées ne parlent pas d’une méthode miracle. Leur réussite repose surtout sur une qualité commune : la régularité.
Célia attribue sa réussite au travail fourni pendant les trois années de formation. Pour elle, « avoir une bonne organisation et une habitude de travail régulière a été essentiel ». Elle rappelle également l’importance de préserver son équilibre : « Même si je travaillais beaucoup, je m’accordais également des moments de temps libre pour garder un bon équilibre. »
Carla insiste elle aussi sur la constance. Elle estime que sa réussite est « avant tout le résultat d’un travail régulier tout au long de l’année » et identifie « la constance et l’organisation » comme les éléments qui l’ont le plus aidée.
Pour Callista, la régularité va de pair avec l’investissement. Elle explique : « Je pense que c’est surtout grâce à une régularité dans le travail et à beaucoup d’investissement. » Elle ajoute un facteur essentiel pour tenir dans la durée : « Le fait d’aimer ce que j’étudiais m’a beaucoup aidée à rester motivée. »
L’apprentissage : exigeant, mais profondément formateur
Les trois majors ne présentent pas l’alternance comme un parcours sans difficulté. Toutes soulignent l’importance de l’organisation et de l’engagement.
Célia le dit clairement : « C’est un véritable engagement et il faut prendre le temps d’y réfléchir. » Elle estime également qu’une certaine maturité est nécessaire pour prendre des initiatives.
Carla reconnaît que le rythme peut impressionner au début, notamment parce que l’on peut avoir le sentiment de disposer de moins de temps que dans un parcours avec des stages classiques. Mais son bilan est très positif : « Avec une bonne organisation, c’est une expérience extrêmement enrichissante qui permet de gagner rapidement en compétences, en confiance et en maturité professionnelle. »
Callista encourage elle aussi les futurs étudiants à ne pas laisser leurs premières appréhensions les arrêter : « Je lui conseillerais de ne pas avoir peur de se lancer, même si le rythme peut sembler impressionnant au début. »
Les 3 conseils des majors pour réussir sa formation
- S’organiser : Pour Célia, Carla et Callista, la régularité et l’organisation sont essentielles pour tenir le rythme de l’alternance.
- Oser se lancer : Les débuts peuvent impressionner, mais l’immersion professionnelle permet progressivement de prendre confiance et de gagner en autonomie.
- Rester motivé : Callista le souligne : aimer ce que l’on étudie aide à rester investi lorsque le rythme devient plus intense.
Trois parcours, une même conclusion
Quand on leur demande de résumer leur expérience, les réponses sont différentes mais vont dans la même direction. Célia la décrit en un mot : « Enrichissante. »
Carla parle d’une expérience faite de moments de doute, mais aussi d’apprentissages précieux qui lui ont permis d’«essayer, se tromper, progresser » et de construire progressivement sa pratique.
Callista, elle, parle d’une expérience « formatrice et enrichissante ».
Trois parcours différents, trois environnements professionnels différents, mais une même conclusion : l’apprentissage leur a permis de développer leurs compétences tout en construisant progressivement leur identité de professionnelles de santé.
